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Le Figaro de samedi 10 mai publie une page entière intitulée « Opération mains propres dans la sécurité privée » qui ajoute une nouvelle « couche de n’importe quoi » au stock déjà conséquent d’erreurs, d’imprécisions, et de fantasmes qui se disent ou s’écrivent à propos de l’intelligence économique.L’Académie a aussitôt réagi en envoyant aux deux journalistes signataires le billet suivant :
Il faut, une fois pour toute, faire un sort à cette confusion qui assimile acquisition de l’information et production de «l’intelligence » (ou du renseignement) destiné à éclairer le jugement d’un centre de décision. L’intelligence économique dont la raison d’être est de comprendre l’environnement dans lequel évolue un acteur économique afin que celui-ci agisse de façon intelligente a certes besoin de matière première, c'est-à-dire d’information à exploiter. Pour collecter cette matière première, il existe une palette très étendue de moyens dont certains – de plus en plus rares – font penser à ceux utiliser par James Bond, Philip Marlow ou Arsène Lupin.
Par bonheur, la capacité à
fournir, dans le domaine économique, de l’information pertinente et fiable, par des moyens aventureux ou illégaux, est quasi nulle. Un étudiant avec Internet fait beaucoup plus vite et mieux en
termes de résultats. Quand aux professionnels ils sont – sur une question précise – à même d’interroger en un laps de temps très court des milliers de sources et de s’approprier la connaissance
utile enfouie dans l’information recueillie. Ils la fournissent à ceux dont le savoir et la perspicacité permettra de comprendre pour agir. On est loin, très loin de la délinquance minable que
certains continuent à confondre avec l’intelligence économique.
Bernard Esambert
Nouvelle mise au point de l’Académie à propos de l’IE dans les media
L’Académie de l’Intelligence Economique et son Président avait, il a quelques mois, attiré l’attention de la rédaction du Figaro sur la confusion que crée dans les esprits l’utilisation erronée du terme Intelligence Economique pour désigner les activités conduites par des sociétés de surveillance, d’enquêtes, de filatures ou de protections.
Celles-ci n’ont rien à voir avec les méthodes et pratiques de production des connaissances par le traitement de l’information ou les procédures de sécurité visant à protéger le patrimoine informationnel.
L’article signé MD dans le Figaro du 1er septembre 2008 intitulé « Indemnité record pour un salarié espionné » utilise à trois reprises « intelligence économique » pour désigner une affaire de « détective privé » qui ressemble à celle d’une épouse ou d’un mari jaloux qui fait surveiller son conjoint, même s’il s’agit dans le cas présent d’un employeur soupçonneux.
L’Académie est tout à fait prête à recevoir les rédacteurs du Figaro qui le souhaitent pour leur faire connaître ce qu’est l’intelligence économique afin d’informer encore mieux vos
lecteurs.
Sont-ils paresseux ou bouchés à l’émeri ?
Rien n’y fait, jeudi 5 mars, le Figaro consacre sa page deux toute entière dite « Recto Verso » à une étude sur la sécurité intitulée : « Le nouveau visage des détectives privés ».
Parlant du détective privé nouveau, qui cherche à se « recycler dans l’univers de l’entreprise » pour y offrir ses services de surveillance et de filature, il écrit : « les dossiers d’intelligence économique qui ne représentent encore que 5% de l’activité des agents de recherche, pourrait demain prendre leur essor » (sic). Pire encore, cet article de 3 colonnes pleine page signé CC se conclut ainsi : « Sans attendre, les privés ont de leur côté décidé d’orchestrer une opération ‘mains propres’ dans leur rang. Selon nos informations, ils dévoileront demain pour la première fois un code de déontologie sous l’œil vigilant d’ Alain Juillet , Haut responsable pour l’intelligence économique. Nestor Burma n’a plus qu’à bien se tenir »
Des dizaines de définitions de l’intelligence économique ont été proposées ces vingt dernières années. Il suffit de s’y rapporter quand on veut éviter de montrer son incompétence ou sa paresse…. ou, pour un journal, de demander une certification « Assurance Qualité »